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 Le financement de l’USAID pour la Lecture Pour Tous (LPT) au Sénégal serait-il un cas de détournement de fonds publics ?

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Ici, il s’agit du programme sénégalais de Lecture Pour Tous (LPT) financé par l’argent des contribuables américains. Ce programme est en ce moment fortement contesté par des groupes ethniques du Sénégal par ce que certains de leurs enfants sont enseignés dans des langues autres que leurs langues maternelles. Les peuls sont les plus grands perdants dans ce nouveau système d’enseignement linguistique. Ce qui est inadmissible et ce fait constitue un affront à leur culture intrinsèque. Le sénat des Etats-Unis serait-il au courant et que compte-t-il faire pour corriger cette aberration nuisible pour nos cultures locales ?

Avec une enveloppe de presque 72 millions de dollars US (plus de 43,4 milliards de FCFA cours courant) pour la période de 2016 à 2021, l’USAID appuie la mise en œuvre du programme à travers un dispositif connu sous le nom de l’Assistance Technique de l’USAID au Programme National de Lecture du Sénégal.

La Lecture Pour Tous ou la wolofisation de l’école sénégalaise.

On s’attendait à ce que tous les élèves visés dans ce programme de Lecture Pour Tous (LPT) reçoivent leur alphabétisation dans leurs langues maternelles. Mais malheureusement tel n’a pas été le cas. Il y a principalement 6 langues locales au Sénégal, mais il y’en a d’autres.  Le Français, le Pulaar et le Wolof sont parmi les langues les plus parlées. Les peuls seraient les plus nombreux, viennent ensuite les wolofs en deuxième position et les sérères forment le troisième grand groupe ethnique selon plusieurs sources concordantes.

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L’application de ce programme d’initiation aux langues nationales pose beaucoup de problèmes de nos jours. Des enfants peuls seraient alphabétisés en wolof dans beaucoup de communes du Sénégal comme à Dahra-Djoloff, à Louga, etc…Dans d’autres communes, des enseignants ne comprenant pas la langue Pulaar ou ayant été formés pendant une semaine tout au plus dans cette langue, enseigneraient celle-ci. Il n’y a qu’au Sénégal où on enseigne une langue après l’avoir appris pendant 7 jours. Il est évident que ces enseignants sont fortement incompétents, car n’ayant pas eu assez de temps de formation. De plus, on aurait remarqué que ces derniers ne maitrisent pas toutes les subtilités du Pulaar tels que la prononciation de certaines consonnes. D’où la certitude que ces maitres d’école transmettent très mal leurs leçons aux apprenants. De ce fait, des enfants de l’ethnie peule sont fortement désavantagés et pénalisés car ils ne reçoivent pas leur éducation de base dans leur langue maternelle ou ils le reçoivent très mal.  Aussi, des autorités auraient menacé de fermer des écoles si les parents d’élèves peuls refusaient que l’instruction de leurs enfants se faisaient en wolof dans le département de Kounguel. Ce qui prouve que le programme a été imposé aux populations locales en général analphabètes et pas très au courant des règles de l’administration du pays. La constitution du pays reconnait beaucoup de libertés et de droits comme celui du droit à la vie, aux citoyens, mais leur application laisse à désirer.

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Cette aide américaine aurait-elle été détournée ?

On estime que l’utilisation de l’argent des contribuables américains destiné à l’aide internationale obéit à des règles et à des lois. On pense également que ces fonds de coopération, destinés à soulager une population pauvre et démunie, ne sont pas là pour créer des tensions ethniques et ou communautaires. Nous sommes des sénégalais d’origine vivant au Canada, aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen-Orient et au Sénégal. Nous souhaiterons savoir si l’utilisation de l’argent des imposés américains est conforme aux standards de paix et de justice.  Cet aide aurait-elle été détournée de ses objectifs ? Si tel est le cas, l’option de saisir la justice américaine (chambre civile et criminelle) pourrait être envisagée. L’Amériques a une solide réputation partout à travers le monde. Cette forme d’aide telle qu’appliquée n’est pas conforme aux intérêts des Etats-Unis car elle nuit à sa réputation.

Que faire

La Lecture Pour Tous accélère la mort programmée de la langue Pulaar en cours au Sénégal et en Afrique de l’Ouest. Cette langue est très peu présente dans les médias (publics et privés) et dans les services publics ce, depuis 1’independance, malgré la forte présence de sa population sur tout l’étendue du territoire national. Nous en appelons fortement au président du Sénat, monsieur James Reich afin de nous apporter de la lumière sur ce financement américain qui tue le Pulaar. Nous voulons que tous les enfants du Sénégal soient éduqués dans leurs langues maternelles respectives. Nous ne voulons ni dominer ni être dominés.

On espère que les correctifs seront immédiatement apportés pour le bien du peuple sénégalais épris de paix et de justice et que les enfants peuls recevront dans le cadre de ce programme, leur enseignement dans leur langue maternelle en Pulaar.

Gondiel Ka

Chroniqueur

Secrétaire administratif

Kisal Deeyirde Pulaagu

Montréal Canada

 

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