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La Banque mondiale débloque 71 milliards FCFA pour 5 pays dont le Sénégal

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L’Association Internationale de Développement, à travers un financement accordé par la Banque Mondiale d’un montant de 143 millions de dollars (soit 71,5 milliards Fcfa), va aider cinq pays du continent africain à développer l’enseignement des Sciences, des Technologies, de l’Ingénierie et des Mathématiques (STIM). Le Burkina Faso, le Djibouti, le Ghana, la Guinée et le Sénégal vont accueillir des Centres d’Excellence Africains pour un Impact sur le développement (CEA-Impact). Ces centres vont s’ajouter à deux autres qui sont en cours d’exécution et qui vont porter à 456 millions de dollars le montant total de financement en faveur des CEA.

Le 27 mars dernier, la Banque Mondiale a approuvé un financement de 143 millions de dollars (soit 71,5 milliards Fcfa) sous forme de crédits et de subventions de l’Association internationale de développement (IDA). L’Institution financière internationale veut ainsi aider des pays comme le Burkina Faso, le Djibouti, le Ghana, la Guinée et le Sénégal à renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée dans les domaines des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM).

Cette décision de soutenir ces cinq pays du continent africain découle d’un constat fait par la Banque Mondiale et selon lequel l’Afrique produit peu de diplômés en STIM par rapport à d’autres filières. «Le continent a besoin de développer davantage les compétences pointues dans ces domaines pour accroitre sa productivité et favoriser sa transformation économique», a indiqué dans un communiqué la Banque Mondiale. Le premier projet des Centres d’excellence africains pour un impact sur le développement (CEA-Impact) vise à améliorer la qualité et la quantité de l’enseignement postuniversitaire dans des universités sélectionnées ainsi que son impact sur le développement des pays bénéficiaires, à travers une spécialisation régionale et une collaboration dans les domaines des STIM. Ce projet de soutien à l’enseignement post universitaire vient porter à 456 millions de dollars le montant total des financements en faveur des CEA.

 24 000 ETUDIANTS, 10 500 EN MAITRISE ET 2 400 EN DOCTORAT

La Banque Mondiale précise que ce projet comprend également les phases précédentes à savoir CEA1 avec 165 millions de dollars et CEA2 qui a couté 148 millions de dollars en cours d’exécution. Actuellement, 58 CEA sont opérationnels dans 45 universités réparties dans 19 pays. 24 000 étudiants y sont inscrits dont 10.500 en année de maitrise et 2.400 en doctorat. D’après la Banque Mondiale, 34 programmes de ces centres sont certifiés conformes aux normes internationales de qualité. Cela démontre que l’enseignement supérieur africain répond aux standards internationaux. «Dans le cadre de ce programme régional, chaque pays se spécialise dans un ensemble de disciplines et encourage les échanges d’étudiants et de professeurs, de sorte qu’un plus grand nombre de disciplines soient couvertes.

Les CEA établissent également de solides partenariats régionaux et internationaux pour améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche», indique Rachid Ben Messaoud, directeur de la Coordination de l’Intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Pour Ekua Bentil, spécialiste de l’éducation et coresponsable du projet, le projet ACE-Impact répond aux besoins du continent en matière de compétences scientifiques et techniques pour assurer son développement industriel. C’est pourquoi, dit-il, son équipe est heureuse de contribuer à relever les principaux défis auxquels est confronté le secteur de l’enseignement supérieur en Afrique, afin qu’il puisse mieux participer aux priorités du développement régional.

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