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Journée mondiale de la science: Développer l’Innovation pour la transformation de l’Afrique

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Lors de la célébration de la journée mondiale de la science, des spécialistes se sont retrouvés pour discuter des enjeux liés à son développement en Afrique. Pour permettre à notre continent de se transformer structurellement, il est préconisé d’insister sur l’innovation scientifique.

En marge de la Journée mondiale de la science, célébrée le 10 novembre, l’Unesco, en collaboration avec MakeSense Africa, les Club Unesco et Aims Sénégal, a tenu, le 14 novembre, une activité autour de la promotion de la science au service du développement et de la paix. Même si « la science est un droit humain », comme le précise le thème de cette année, il est constaté que ses fruits ne sont pas partagés par tous. L’Afrique a ainsi un gap à combler. Pour tenter de rattraper ce retard et enclencher sa transformation structurelle, la solution est de mettre la science au service de l’innovation. Pour cela, Youssef Travaly, président de l’Institut africain pour les sciences mathématiques (Aims), reste convaincu qu’il faut développer la formation des ressources humaines, notamment avec les jeunes talents, dans des domaines comme celui du digital. Selon lui, « il est temps de développer des infrastructures de recherches sur le continent africain ». Mamba Souaré de MakeSense est allé dans le même sens, soutenant que le continent africain regorge de talents qu’il faut révéler grâce à la science.

Le Pr Olivier Sagna, directeur des Etudes et de la Coopération du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a souligné que, concernant le Sénégal, avec le Pse, si on veut procéder à la transformation structurelle de l’économie et faire face aux nouveaux défis suite à la découverte du pétrole et du gaz, il est essentiel de développer des activités scientifiques en renforçant le capital humain, la recherche et l’innovation.

M. Sagna a toutefois reconnu qu’au Sénégal on constate une désaffection pour les sciences. L’explication implique, à son avis, la manière dont cette discipline est enseignée. « Les sciences sont présentées par les enseignants, qui sont les premiers responsables de leur promotion, comme quelque chose de difficile. Ils ont trop souvent tendance, dans une classe, à s’intéresser uniquement aux élèves qui comprennent d’emblée ; ceux qui ne comprennent pas, on leur dit en quelque sorte qu’ils sont imperméables aux sciences. Cela contribue à cette désaffection et repousse 1e goût pour cette matière », a-t-il analysé. L‘universitaire est d’avis que l’enseignement des sciences demande aussi .beaucoup de moyens matériels avec des laboratoires bien équipés.

Source: LeSoleil

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