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Campus universitaires: Le niveau de gaspillages atteint des proportions inquiétantes

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Réduire le train de vie de l’Etat. C’est la mission commando que compte réussir le chef de l’Etat, Macky Sall, qui, lors de la dernière réunion du conseil des ministres du 17 avril 2019, réaffirmait sa volonté de rationaliser les charges courantes allant de l’électricité à l’eau en passant par la location et la téléphonie. Cette décision ne peut qu’être salutaire si l’on sait que dans notre pays la notion de bien public semble reléguée au second plan.

Que ce soit les services courants comme l’eau, l’électricité ou les infrastructures sociales de base (santé, éducation, université…), l’usage qu’on en fait est souvent déplorable. Le niveau de gaspillages atteint des proportions inquiétantes ; une attitude qui frise même l’insolence. Les campus universitaires  en constituent une parfaite illustration. Comme votre serviteur, tous ceux-là qui ont affronté la vie estudiantine à l’Ucad se sont certainement rendu compte de l’usage pas très catholique de l’eau et de l’électricité qui est devenu monnaie courante dans le temple du savoir.

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Des robinets et des chasses qui coulent partout ; des réchauds et des fers à repasser branchés presque de manière permanente ; lampes allumées à longueur de journées… Des questions qu’il ne faut surtout jamais poser à certains étudiants au risque d’être humilié ou répondu par le mépris : « Svp, peux-tu refermer le robinet du lavabo si tu termines ; please, peux-tu éteindre la lampe ? Des réponses qui coulent de source : c’est l’Etat qui paie, ou du genre est ce c’est vous qui payez la facture?

Décidément, en servant de telles sentences l’on oublie que l’Etat, c’est nous d’abord. Nous sommes les premiers à subir les conséquences de ces pratiques qui sont aux antipodes de la morale et de l’éthique. Nous faisons partie de ceux-là – personnes physiques ou morales- qui contribuent au budget de l’Etat à travers les impôts (l’impôt sur le revenu, sur la fortune ou sur les sociétés) et les taxes (Tva). Alors, à nous aussi de nous inscrire dans cette dynamique de rationalisation des services courants en adoptant des attitudes responsables dans l’utilisation de ces biens publics rares.

Et quid de l’éclairage public avec ces lampadaires qui sont même allumés en plein jour ? Qu’il s’agisse de l’Etat ou des collectivités territoriales, chacun d’entre eux doit mettre plus de rigueur dans la gestion de ce service en veillant aux horaires d’éclairage. Ces petits gestes pourront certainement contribuer à réduire considérablement, non seulement la facture d’électricité dans le budget de la commune concernée ; mais aussi à limiter les nuisances lumineuses, source d’économie substantielle d’énergie.

 

Par ABDOU DIAW

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